Faire un commentaire de texte à partir de 3 bouts de papier
Lundi 12 février 2007

Du temps chez Platon et Aristote
“On a dit et répété que la philosophie occidentale n’était qu’une série de notes aux dialogues de Platon. C’est exagéré. Mais si l’on ajoute : et aux traités d’Aristote, cela devient presque vrai.
Sommes-nous certains, cependant, que les textes que nous ne cessons d’annoter depuis plus de vingt siècles sont assez sûrs pour supporter nos appels de note ? Ne risquent-ils pas de n’être que les notes de nos notes ?
Avant de faire quoi que ce soit de Platon et d’Aristote – des terrains à bâtir ou des repoussoirs -, il faut s’assurer de la solidité de ce que nous croyons savoir d’eux.
Or, l’étude minutieuse des textes, comme ceux qui sont groupés ici autour d’un problème central de la philosophie, le temps, montre qu’ils sont bien plus problématiques que nous ne le pensons paresseusement. Plus difficiles, mais aussi plus intéressants.
Une fois relus, ils laissent mieux voir combien la pensée grecque nous est étrangère, combien elle mérite que nous mesurions à elle notre modernité.” (Présentation de l’éditeur)
Le sommaire :
1. Pour en finir avec « le temps, image mobile de l’éternité »
- Les témoignages de l’époque du moyen-platonisme
- Le silence et l’autre définition
- L’obscurité du texte central
- Les autres textes du « Timée » sur le temps
- Lecture de la phrase centrale
- Le sens du mot « aiôn »
- Le nombre de l’« aiôn »
- L’enjeu des interprétations
2. L’isolation du sage. Sur un aspect du mythe du Politique
- Le texte réécrit
- Le texte lu
- Cronos renversé
- Philosophie
3. Sur la formule aristotélicienne OPO
- La construction
- Préhistoire
- Le sens des mots
- Dire le temps
- L’« arithmos »
4. En quel sens peut-on parler d’une priorité de la substance quant au temps ?
- Les apories de la lecture traditionnelle
- Un nouveau découpage du texte
- Rétablissement du sens
- La priorité chronologique
- La logique interne du passage
- L’origine du contresens