Camarade !

Samedi 10 février 2007

 

Manifeste du Parti communiste

Pourquoi lire ce truc qui nous apparait être un machin tout poussiéreux, d’un autre âge. Simplement pour 2 (bonnes) raisons :
1/ Le manifeste est un bon résumé de la pensée de Marx et de Engels
2/ Comme c’est un résumé, c’est court.
Autrement dit, on a dans un petit texte, une bonne vision d’ensemble de la pensée des 2 gusses précédemment cités.
Chef-d’oeuvre précoce de Marx et Engels” comme que dit la quatrième de couverture.

Après, démerdez-vous avec ce bazar.

Je décline toute responsabilité dans les actions politiques à venir ou non ;-)

3 Responses to “Camarade !”

  1. oyseaulx Says:

    Tout en recommandant très vivement la lecture du texte que vous présentez à vos visiteurs, je pense, personnellement, que le texte suivant donne une meilleure idée de la pensée de l’auteur :

    « Les frais d’entretien journaliers de la force de travail, et la dépense qui s’en fait par jour, ce sont là deux choses tout à fait différentes. Les frais de la force en déterminent la valeur d’échange, la dépense de la force en constitue la valeur d’usage. Si une demi-journée de travail suffit pour faire vivre l’ouvrier pendant vingt-quatre heures, il ne s’ensuit pas qu’il ne puisse travailler une journée tout entière. La valeur que la force de travail possède et la valeur qu’elle peut créer, diffèrent donc de grandeur. C’est cette différence de valeur que le capitaliste avait en vue, lorsqu’il acheta la force de travail. (…) Ce qui décida de l’affaire, c’était l’utilité spécifique de cette marchandise, d’être source de valeur et de plus de valeur qu’elle n’en possède elle-même. C’est là le service spécial que le capitaliste lui demande. Il se conforme en ce cas aux lois éternelles de l’échange des marchandises. En effet, le vendeur de la force de travail, comme le vendeur de toute autre marchandise, en réalise la valeur échangeable et en aliène la valeur usuelle.
    Il ne saurait obtenir l’une sans donner l’autre. La valeur d’usage de la force de travail, c’est-à-dire le travail, n’appartient pas plus au vendeur que n’appartient à l’épicier la valeur d’usage de l’huile qu’il a vendue. L’homme aux écus a payé la valeur journalière de la force de travail ; son usage pendant une journée, le travail d’une journée entière lui appartiennent donc. Que l’entretien journalier de cette force ne coûte qu’une demi-journée de travail, bien qu’elle puisse opérer ou travailler pendant la journée entière, c’est-à-dire que la valeur créée par son usage pendant une journée soit le double de sa propre valeur journalière, c’est là une chance particulièrement heureuse pour l’acheteur, mais qui ne lèse en rien le droit du vendeur. »

    Capital, Livre premier, troisième section, chapitre VII.

    Ayant été en position de dispenser un enseignement public, j’avais soumis ce texte à la réflexion de mes élèves, en leur posant les questions suivantes :

    1° Donnez une définition personnelle des notions suivantes, en respectant le sens qu’elles ont dans le texte :

    a) « la force de travail » ;

    b) « les frais journaliers d’entretien de la force de travail » ;

    c) « la dépense qui s’en fait par jour ».

    2° Expliquez le sens des membres de phrase suivants :

    a) « l’utilité spécifique de cette marchandise d’être source de valeur » ; vous préciserez, notamment, quelle est cette marchandise ;

    b) « le vendeur de la force de travail, comme le vendeur de toute autre marchandise, en réalise la valeur échangeable et en aliène la valeur usuelle » ; vous indiquerez, notamment, un autre nom dont on pourrait appeler ce « vendeur ».

    3° Etes-vous d’accord avec l’assertion selon laquelle la « chance particulièrement heureuse pour l’acheteur », qui fait que « l’entretien journalier de cette force ne coûte qu’une demi-journée de travail », ne « lèse en rien le droit du vendeur » ?

  2. Philosophons Says:

    Merci beaucoup.
    Mais que celui qui a lu le Capital in extenso lève la main !

  3. oyseaulx Says:

    Sans compter que ce n’est même pas achevé, et ce délibérément, semble-t-il, au vu de recherches récentes (Balibar).


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